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Dr Justin Chun

Les organoïdes rénaux constituent une solide avancée dans la lutte contre les pathologies rénales
Au Canada, la néphropathie diabétique touche un grand nombre de gens ayant reçu un diagnostic d'insuffisance rénale. Auparavant, on menait très peu de recherches sur cette pathologie, car elle était difficile à étudier, mais aujourd'hui, nous disposons d'outils et d'approches beaucoup plus avancés. Nous avons donc davantage de chances de comprendre son fonctionnement afin de mieux la traiter.
Pour étudier la néphropathie diabétique, il fallait jusqu'alors se servir de modélisations faites à partir des souris. Cela fonctionnait assez bien pour le volet "diabète", mais moins bien pour ce qui était des lésions rénales. Nous savons maintenant comment prélever du sang des patients en vue d’en reprogrammer des cellules en cellules souches. Ces cellules souches sont utilisées pour fabriquer des « reins miniatures » (ou organoïdes rénaux) qui conservent les caractéristiques de chaque patient.

Ces « mini-reins » ouvrent un tout nouveau domaine en développement qui suscite un vif intérêt. Ils mesurent environ un demi-centimètre pour l'instant, mais il est possible d'ajuster leur croissance. S'ils ne fonctionnent pas encore tout à fait comme des reins, ils en possèdent néanmoins toutes les composantes. Nous disposons donc d'un outil permettant de mieux étudier les causes de la néphropathie diabétique – et d'autres maladies rénales – et de cibler différentes voies de traitement.

L'objectif visé, et ce que tout le monde souhaite, est de disposer de cellules souches provenant de patients , lesquelles nous pourrions « transformer » en organes fonctionnels destinés à remplacer les organes endommagés. Nous pourrions transplanter ces organes chez des patients atteints de maladies rénales sans risque de rejet, puisqu'il s'agirait de leurs propres cellules souches. Même si cette éventualité n'est pas envisageable avant au moins une décennie, les organoïdes constituent tout de même une solide avancée dans la lutte contre les pathologies rénales.

C'est grâce au soutien de La Fondation canadienne du rein et du programme KRESCENT que je peux mener mes travaux. La recherche sur les cellules souches exige des efforts et des investissements considérables en temps et en ressources. Sans un financement approprié, une bonne partie des recherches que nous menons n'auraient simplement pas lieu. Les subventions de recherche jouent un rôle crucial dans le financement de nouvelles études qui nous aident à en apprendre davantage sur les causes de la néphropathie diabétique et d'autres maladies rénales. Nous assistons à une hausse inquiétante du nombre de cas de néphropathie diabétique au pays, et il est urgent de trouver de nouvelles façons pour la prévenir et la traiter.


La vie de trop de personnes au Canada est écourtée à cause d’une néphropathie diabétique. Donnez maintenant. Mettons fin à la néphropathie diabétique.