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Les personnes qui n'ont qu'un seul rein normal – parce qu’elles ont fait don de l’un de leurs reins, ou qu’elles sont nées ainsi ou en ont perdu un à la suite d'un accident ou d’une maladie (par ex., tumeur, obstruction) – se demandent fréquemment si le fait de n'avoir qu'un rein peut avoir des répercussions à long terme. Le pronostic est en fait excellent et se fonde sur les faits suivants :
  • Certaines personnes naissent avec un seul rein. Dans bien des cas, la personne ne s'apercevra jamais qu'elle n'a qu'un rein. L’incidence de l'insuffisance rénale terminale ne semble pas sensiblement plus élevée chez les personnes nées avec un seul rein normal ou qui souffrent d'insuffisance rénale après l'ablation du second rein. Les personnes qui donnent un rein pour une transplantation rénale sont un exemple classique de cette dernière situation. Par contre, certains indices portent à croire que les personnes qui font don de l'un de leurs reins pour une transplantation peuvent avoir une tension artérielle légèrement plus élevée que la normale et une très légère augmentation du taux de protéines dans l'urine 10 à 15 ans après leur don.
  • La plupart du temps, les néphrologues sont d'avis que les personnes n’ayant qu'un rein peuvent poursuivre leurs activités normalement, mais doivent éviter les sports de contact (par ex., le football, les mises en échec au hockey, etc.). Il n'y a pas de précautions spéciales à prendre lors d'une grossesse sauf si le rein est un rein greffé. Dans ce cas, il y a lieu de faire de l'exercice avec prudence et de consulter un néphrologue.
  • En ce qui a trait à l'alimentation, si le rein unique n'est pas complètement normal, il est conseillé de consulter un néphrologue. Aucune autre précaution n'est nécessaire.
(Nos remerciements à Denis F. Geary, professeur agrégé de pédiatrie, University of Toronto, et The Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario, qui a aidé à colliger ces informations.)