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Mécanisme(s) moléculaire(s) de la régulation de l’expression du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2) par le SRA intrarénal dans le rein diabétique

Dr. John Chan
Université de Montréal
Subvention de recherche en santé des reins
2023 - 2025
120 000 $
Maladie rénale chronique, Diabète, Hypertension

Résumé en langage clair

Chez les personnes atteintes d'hypertension diabétique persistante ou de diabète, le système rénine-angiotensine et le cotransporteur sodium-glucose de type 2 sont deux facteurs de risque majeurs dans l'apparition et la progression de l'insuffisance rénale terminale (IRT), représentant 75 % de tous les cas d'IRT au Canada et aux États-Unis. L'IRT constitue un important facteur de risque d'infarctus du myocarde et d'accident vasculaire cérébral (AVC). Les inhibiteurs d’un système hormonal appelé système rénine-angiotensine (SRA) et le cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2; principale protéine présente dans le rein qui réabsorbe 90 % du glucose filtré par les glomérules) sont les traitements de longue durée les plus efficaces pour retarder la progression de l’IRT, mais leurs mécanismes sous-jacents demeurent mal compris. En plus du SRA général, la présence d’un SRA local (dans le rein) est maintenant bien documentée et admise. Nous (l’équipe du Dr John Chan) avons récemment montré que l’angiotensine II (le peptide vasoactif du SRA) stimule l’expression du SGLT2 à l’intérieur des cellules rénales dans des conditions in vivo et in vitro, et qu’elle est inhibée par le losartan (un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II). Notre projet de recherche consiste à étudier le ou les rôles physiologiques du SRA intrarénal et le lien de ce système avec l’expression du SGLT2 dans l’apparition et la progression de l’IRT chez des souris atteintes de diabète de type 1. Nous voulons également examiner le ou les mécanismes moléculaires qui entrent en jeu dans la régulation positive de l’expression du SGLT2 dans les cellules tubulaires proximales rénales humaines in vitro. Nos travaux permettront d’enrichir nos connaissances et notre compréhension en ce qui concerne le rôle pathologique du SRA intrarénal et du SGLT2 dans la progression de l’IRT, contribuant ainsi directement à améliorer le traitement clinique des patients atteints de diabète. Les données recueillies permettront aussi de déterminer si le SRA intrarénal pourrait constituer une cible thérapeutique dans le diabète.