Immunomodulation personnalisée après une greffe rénale à l'aide de cellules épithéliales thymiques issues du donneur
Établissement : Université McGill
Années : 2026-2027
Sujet(s) : Transplantation
Résumé grand public
Les greffes de rein redonnent une nouvelle vie aux patients, mais elles nécessitent la prise de médicaments puissants, appelés immunosuppresseurs, afin d’empêcher le système immunitaire de rejeter l’organe. Ces médicaments sont une arme à double tranchant : ils augmentent le risque d’infections, de cancer et d’autres complications et ne fonctionnent toujours pas parfaitement pour tout le monde. En raison de ces risques, certaines personnes sont jugées trop fragiles pour bénéficier d’une greffe, et pour celles qui en bénéficient, il est impossible d’arrêter la prise de ces médicaments sans risquer un rejet.
Ce projet explore une nouvelle méthode pour protéger les greffes de rein sans recourir aux immunosuppresseurs. Je vais prélever des cellules qui sont naturellement éliminées dans l’urine des receveurs de greffe. Ces cellules proviennent du rein du donneur et portent l’identité génétique de ce dernier. Après avoir prélevé ces cellules, je les transformerai en cellules souches pluripotentes induites (iPS), un type de cellules polyvalentes pouvant être cultivées pour former n’importe quel tissu de l’organisme. Je vais ensuite guider ces iPS pour qu’elles se transforment en cellules thymiques. Le thymus est un organe qui « forme » les cellules immunitaires à reconnaître les tissus qui font partie de l’organisme et ceux qui lui sont étrangers.
Mon objectif à long terme est d’utiliser ce thymus de donneur cultivé en laboratoire pour « rééduquer » le système immunitaire afin qu’il accepte le rein greffé comme s’il s’agissait du sien. Si cette approche fonctionne, elle pourrait un jour permettre de réduire la dose d’immunosuppresseurs nécessaire, voire permettre à certains patients d’y renoncer complètement. Cela faciliterait le traitement, améliorerait la qualité de vie et permettrait peut-être à davantage de personnes, en particulier les personnes âgées ou médicalement fragiles, de bénéficier d’une greffe de rein en toute sécurité.