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L'histoire de Steve

Steve
Région: 
Ontario

Le parcours de Steve

Pendant la majorité de ma vie, la maladie rénale a fait partie de mon histoire.

J’ai commencé à consulter un néphrologue à l’âge de 16 ans, après que les médicaments pris par ma mère pendant sa grossesse ont affecté le développement de mes reins. En 2019, on m’a diagnostiqué une maladie rénale de stade 4. Mes médecins m’ont expliqué qu’à terme, j’aurais probablement besoin d’une dialyse en attendant une greffe, et qu’une greffe provenant d’un donneur vivant m’offrirait les meilleures chances de mener une vie longue et en bonne santé.

À l’époque, ils s’attendaient à ce que ce jour arrive dans les deux ans. Au lieu de cela, je me suis concentré sur ce que je pouvais contrôler : bien manger, rester actif et prendre soin de ma santé. Sept ans plus tard, j’ai toujours réussi à repousser la dialyse.

Parler ouvertement de la maladie rénale n’a pas été facile. Pendant des années, beaucoup m’ont encouragé à partager mon histoire, mais j’hésitais. L’année dernière, j’ai commencé à raconter mon histoire à un petit cercle de proches et d’amis. La réaction m’a surpris. Les gens m’ont apporté leur soutien, m’ont posé des questions et, surtout, ont voulu m’aider. Ma femme et ma sœur se sont portées volontaires pour passer des tests en vue d’un don de rein de leur vivant. Bien qu’aucune d’elles n’ait pu faire ce don, leur volonté d’essayer a compté pour moi plus que je ne saurais l’exprimer.

Cela m’a fait prendre conscience que parfois, il faut simplement dire aux gens ce que l’on traverse.

C’est la première fois cette année que je participe à La Marche du rein et j’ai décidé de le faire pour une raison très personnelle : si je devais parler de moi, je voulais que ce soit pour une bonne cause. La Marche du rein m’a permis de partager mon histoire tout en soutenant d’autres personnes atteintes d’une maladie rénale. C’est devenu un symbole : je choisis de mettre un pied devant l’autre et de continuer à aller de l’avant.

Je suis marié à l’amour de ma vie depuis 42 ans, et j’ai une fille merveilleuse et une petite-fille incroyable. C’est ce qui me permet d’aller de l’avant.

Un jour, j’espère pouvoir revenir sur ce chapitre de ma vie après avoir subi une greffe. Et quand ce sera le cas, je veux me souvenir que j’ai continué à aller de l’avant – pas seulement pour moi, mais pour ma famille, pour ma petite-fille et pour les nombreuses personnes qui devront elles aussi affronter leur propre parcours avec une maladie rénale après moi.

Alors pour l’instant, je vais continuer à mettre un pied devant l’autre, à partager mon histoire et à garder l’espoir que la prochaine étape mènera vers un avenir meilleur.