Je réalise aujourd'hui à quel point la vie est fragile.
Je crois que le monde est comme un hôpital, où tout le monde cherche de l'aide. Nous faisons tous partie de la même communauté, et dans une communauté, on partage et on tend la main pour aider les autres. C'est ce que nous faisons lors de nos réunions de soutien par les pairs. En tant qu'animateur, j'écoute attentivement ce que vivent les autres et je partage ce que je ressens. Je pense que tendre la main peut faire une grande différence et encourager les autres.
J'ai appris que mes reins fonctionnaient mal il y a environ sept ans. Je n'avais aucun symptôme majeur, donc le diagnostic a été un véritable choc. Un vendredi, mon médecin m'a appelé et après ça, tout a changé.
J'ai commencé l'hémodialyse en juillet 2015 et l'ai suivie pendant environ six mois. Ça n'a pas très bien fonctionné pour moi. J'ai alors commencé la dialyse péritonéale. J'aimais bien la dialyse péritonéale parce que ça me permettait de travailler et de voyager. Mais mes séances de dialyse ont commencé à s'allonger au point qu'à un moment donné, il fallait que je reste branché au cycleur pendant plus de 12 heures par jour. Il est devenu évident que j'avais besoin d'une alternative et les médecins ont suggéré une greffe de rein.
Ma femme, Francine, s'est immédiatement portée volontaire pour être donneuse et il s'est avéré qu'elle était compatible. J'étais hésitant. Je m'inquiétais des conséquences de l'opération sur sa santé. Nous avons prié à ce sujet et une paix s'est installée en moi. Nous avons décidé de procéder à l'opération et la greffe a été un succès dès le début. Il y a eu une période de convalescence, mais au bout de quatre mois, nous étions de nouveau en train de jouer au golf.
Avant, je prenais la vie pour acquise et je passais beaucoup de temps à randonner et à voyager. Je réalise aujourd'hui à quel point la vie est fragile. Sans ses reins, on n'a pas de vie. C'est pourquoi je m'efforce désormais d'aider d'autres patients atteints de maladies rénales.