Définir les bases structurelles du diabète insipide néphrogénique causé par des mutations de l'aquaporine-2
Co-candidat(s) : Ana-Nicoleta Bondar, Leonid Brown
Résumé grand public
La réabsorption de l'eau par les reins est un processus physiologique très important. Sa perturbation peut entraîner diverses maladies, dont le diabète insipide néphrogénique (DIN). Cette maladie est causée par une activité insuffisante de l’aquaporine-2, une protéine membranaire conductrice d'eau. L’aquaporine-2 est normalement présente à la surface des cellules, où elle permet le passage de l'eau à travers la membrane cellulaire. Des chercheurs ont découvert que la principale raison de l'activité insuffisante de l'aquaporine-2 chez les personnes atteintes de DIN est sa rétention dans la cellule, ce qui l’empêche d’accomplir son travail de transport de l'eau à travers la surface cellulaire. Certaines formes de DIN sont dues à des anomalies (mutations) de l'aquaporine-2, et on ne sait pas de quelle façon ces protéines défectueuses sont retenues dans la cellule. Le principal objectif de ce projet est de comprendre en quoi les mutations liées au DIN affectent la structure de l’aquaporine-2 et son emplacement dans la membrane cellulaire. Pour ce faire, nous utiliserons une nouvelle technique de biologie structurale appelée résonance magnétique nucléaire pour étudier l’aquaporine-2 dans un milieu semblable à celui de la membrane cellulaire. Nous pourrons ainsi nous assurer que la protéine conserve sa forme originale. Il est important de comprendre l’effet des mutations, car cela pourrait mener à la mise au point d'un traitement de « sauvetage de l'aquaporine » contre le DIN. Ce traitement permettrait de rediriger les aquaporines retenues vers la surface cellulaire et de les remettre en fonction.