Pavel Roshanov | London Health Sciences Centre Research Inc.
Améliorer l’hémodialyse pour le bien-être des patients
Personnes candidates : Amit X Garg, Andrea Cowan, Ayodele Odutayo, Brenden Cote, Christopher McIntyre, Claire Harris, Edward Clark, Emilie Trinh, Frank Ansell, Gihad Nesrallah, Guangyong Zou, Istvan Mucsi, Karthik Tennankore, Matthew Weir, Mercedeh Kiaii, Michael Walsh, Reena Khanna, Ron Wald, Samuel Silver, Susan Q. McKenzie, Tyrone Harrison, Victoria Lebedeva
Résumé grand public
Contexte : Vivre avec une maladie rénale avancée représente un défi de tous les jours pour de nombreuses personnes. L’hémodialyse, qui consiste à purifier le sang à l’aide d’une machine, est le traitement le plus couramment utilisé pour aider ces patients à survivre lorsque leurs reins ne peuvent plus éliminer les déchets et l’excès de liquide de leur corps. Cependant, ce traitement les oblige généralement à passer plusieurs heures dans un centre de dialyse plusieurs fois par semaine. Bien que l’hémodialyse classique puisse sauver des vies, elle ne parvient pas à éliminer toutes les substances toxiques qui peuvent s’accumuler dans l’organisme. Par conséquent, de nombreuses personnes hémodialysées continuent d’éprouver une multitude de symptômes, comme la fatigue, la douleur, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration et le stress émotionnel. Ces manifestations peuvent considérablement affecter leur vie quotidienne, en rendant leurs activités plus difficiles et moins agréables. Il est donc urgent de proposer de nouveaux traitements pour améliorer le bien-être de ces patients, car il est tout aussi important de leur permettre de profiter de la vie que de simplement prolonger leur existence. En atténuant leurs symptômes, nous pourrions permettre aux patients d'avoir plus d'énergie, d'être de meilleure humeur et d'être plus disposés à faire les activités qu'ils aiment. Notre projet de recherche vise à explorer les possibilités d’une approche thérapeutique novatrice : l’hémodialyse étendue. Cette technique emploie un filtre sanguin hautement sophistiqué, approuvé par Santé Canada, capable d’éliminer un plus grand nombre de toxines du sang que la dialyse classique. Selon des études préliminaires, l’hémodialyse étendue pourrait améliorer le confort des patients en atténuant les symptômes liés à l’accumulation de toxines. Cependant, ces études comportent d’importantes limites, et il est nécessaire de poursuivre les recherches pour confirmer les avantages potentiels de cette méthode. Nous menons présentement un essai clinique qui vise à comparer les effets de l’hémodialyse étendue à ceux de la méthode classique sur le bien-être et les capacités des patients soumis à des traitements de longue durée. Au cours de la prochaine année, nous allons recruter 700 patients et leur demander de remplir régulièrement des questionnaires simples pour nous tenir informés de leurs symptômes et de leur état de santé général. Ces témoignages nous aideront à mieux comprendre leur expérience et à en apprendre davantage sur les symptômes qu’ils éprouvent. Notre objectif est de déterminer si l’hémodialyse étendue peut atténuer certains symptômes, comme la fatigue, la douleur et les troubles du sommeil. Les données recueillies nous aideront à renforcer la qualité des soins prodigués aux patients en mettant l’accent sur des techniques thérapeutiques qui favorisent leur confort et leur bien-être. Cette étude est essentielle, car elle a le pouvoir de transformer positivement l’existence des personnes qui reçoivent des traitements d’hémodialyse. En plaçant la priorité sur la qualité de vie des patients, notre objectif est de soulager les effets de leurs symptômes et de les aider à se sentir mieux sur les plans physique et émotionnel, afin qu’ils puissent mener leurs activités quotidiennes plus facilement et avec plus de plaisir. Le soulagement de la fatigue et des troubles du sommeil peut améliorer le niveau d’énergie et l’humeur des patients, ce qui contribuerait aussi à réduire l’anxiété ou la dépression qui accompagnent souvent les maladies chroniques. Au bout du compte, cela pourrait permettre aux patients de s’investir davantage dans les activités sociales, récréatives ou professionnelles qui leur tiennent à cœur.