Lauréats des bourses de recherche
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Christopher Kennedy | Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa

Type de financement attribué : Subventions de recherche en santé des reins

Mécanismes moléculaires du syndrome néphrotique idiopathique de l’enfant

Résumé grand public

Le syndrome néphrotique idiopathique est la maladie glomérulaire la plus répandue chez l’enfant. Ce syndrome survient lorsque les cellules spécialisées du système de filtration des reins se détériorent subitement. Les protéines du sang passent alors dans l'urine, et le risque est grand de voir évoluer la maladie rénale vers une forme chronique à l'âge adulte. Lorsqu'elles sont endommagées, ces cellules filtrantes, connues sous le nom de podocytes, libèrent des particules à travers leur membrane externe qui sont détectables dans l'urine. La présence de ces petits fragments de cellule, appelés vésicules extracellulaires, peut être un signe avant-coureur d’une atteinte rénale et de l’inefficacité du traitement. Notre objectif est de comprendre comment ces vésicules extracellulaires sont produites et de quoi elles se composent au cours du processus pathologique.

Nous nous concentrerons sur deux cibles :

1) une enzyme fondamentale, appelée NOX5, qui produit des molécules d'oxygène très volatiles dans les podocytes, lesquelles sont associées à la dégradation des cellules, notamment les vésicules extracellulaires; et

2) le fait que ces molécules d'oxygène réactives puissent altérer des composants cellulaires clés, notamment les mitochondries, qui sont les centrales énergétiques de la cellule, ce qui entraîne la libération de l'ADN mitochondrial et son accumulation sous forme de vésicules extracellulaires. Pour réaliser ce projet, nous utiliserons à la fois des modèles animaux et des échantillons humains prélevés chez des patients. Au bout du compte, ces travaux pourraient permettre de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques capables de limiter l’atteinte rénale dès les premiers stades de la maladie.