Lauréats des bourses de recherche
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Andrey Cybulsky | Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill

Type de financement attribué : Subventions de recherche en santé des reins

Le stress du RE dans la maladie glomérulaire : comprendre les mécanismes pour établir de nouvelles cibles diagnostiques et thérapeutiques

Co-candidat(s) : Ahsan Alam, Constantinos DELTAS, Joseph Bonventre, Louis-Philippe Laurin, Stéphane Laporte

Résumé grand public

Les podocytes glomérulaires jouent un rôle essentiel dans le maintien de la structure et de la fonction du glomérule, l'unité filtrante du rein. L’intégrité du réticulum endoplasmique (RE) aide à  préserver le bon équilibre des protéines dans les podocytes, notamment pour produire les composants du diaphragme à fente, les complexes d'adhésion et la membrane basale glomérulaire (MBG). Les troubles de la fonction du RE peuvent contribuer à l'apparition de maladies. Les maladies qui touchent le glomérule, en particulier celles qui sont déclenchées par des processus immunologiques (« glomérulonéphrite »), comptent pour environ la moitié des causes de maladies rénales chroniques au Canada. Le recours à la dialyse et à la greffe de rein a permis d’améliorer considérablement la survie des patients atteints de maladies rénales, mais ces traitements imposent un lourd fardeau à l’économie canadienne. La recherche fondamentale sur les mécanismes désordonnés à l’origine de la glomérulonéphrite est essentielle pour comprendre ces maladies et ultimement arriver à les traiter, voire à les prévenir. Dans le cadre du projet proposé, nous étudierons les anomalies des voies cellulaires du glomérule qui peuvent affecter le RE et chercherons à déterminer comment le RE permet aux podocytes de maintenir la fonction du glomérule dans un rein en bonne santé et en présence d'une maladie glomérulaire. Nous établirons des biomarqueurs urinaires pour les maladies touchant le RE. Pour réaliser les études proposées, notre équipe de chercheurs utilisera un système de culture cellulaire, des modèles animaux atteints de glomérulonéphrite et des échantillons biologiques humains pour caractériser les anomalies qui contribuent à l’apparition de la maladie. La compréhension des principaux mécanismes en cause et l’évaluation de traitements dans des modèles précliniques (animaux) est probablement l’approche la plus productive pour l’élaboration de stratégies visant à traiter la glomérulonéphrite chez l’humain. Les résultats de ces études contribueront par la suite à améliorer les protocoles de traitement de différentes affections rénales.