Lauréats des bourses de recherche
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Adeera Levin, Tae Won Yi | Université de la Colombie-Britannique

Type de financement attribué : Subventions de recherche en santé des reins

INTEGRATE-CKD (INcreasing The uptakE of Guideline diRected medicAl TherapiEs in CKD) – Favoriser l’adoption des traitements médicamenteux recommandés dans les lignes directrices sur la MRC

Personnes candidates : Ayodele Odutayo, Brendan Smyth, Daniel O'Hara, David Cherney, Kevin Yau, Massimo Nardone, Matthew James, Meg Jardine, Micheli Bevilacqua, Michelle M.Y. Wong, Mohammad Atiquzzaman, Tyrone Harrison

Résumé grand public

Contexte : Les personnes atteintes simultanément de diabète et d’une maladie rénale chronique (MRC) font face à un risque considérablement accru de développer des maladies cardiovasculaires et une insuffisance rénale, de graves affections pouvant entraîner des hospitalisations ou même la mort. Au cours des cinq dernières années, de nouveaux médicaments – les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2), les antagonistes non stéroïdiens du récepteur des minéralocorticoïdes (ARMns) et les agonistes du récepteur du peptide-1 apparenté au glucagon (arGLP1) – ont démontré leur efficacité pour freiner l’évolution de la maladie rénale, réduire le risque cardiovasculaire et améliorer les résultats cliniques. Il est fortement encouragé de recourir à ces traitements, que l’on considère comme une avancée majeure dans la prise en charge du diabète et de la MRC. Bien que des preuves solides démontrent les avantages de ces médicaments, des études internationales, dont nos propres recherches effectuées dans les unités de néphrologie en Colombie-Britannique, révèlent qu’ils sont nettement sous-prescrits. Même s’ils satisfont à tous les critères d’admissibilité pour ces médicaments, certains patients ne parviennent pas à les obtenir, ce qui bloque leur accès à des traitements potentiellement bénéfiques pour leur santé et leur bien-être. Pour comprendre l’impopularité de ces médicaments et trouver des moyens d’augmenter leur utilisation, nous avons interrogé des médecins et des patients de la Colombie-Britannique. Les entretiens que nous avons menés avec les médecins ont fait ressortir deux difficultés majeures : un manque de sensibilisation ou de connaissance des professionnels de la santé à l'égard de ces traitements et l'absence de mécanismes de rétroaction dans les cliniques pour encourager leur utilisation régulière. Les médecins ont souligné la nécessité de disposer de diverses ressources, comme des plateformes en ligne, des résumés scientifiques et des outils d’aide à la décision, pour optimiser les habitudes de prescription. De même, les patients ont indiqué que l'information qu'ils reçoivent actuellement est soit trop lourde, difficile à comprendre ou pas assez souvent mise à jour; ils se sentent donc insuffisamment informés pour prendre soin de leur santé. Ils ont manifesté le désir d’obtenir des ressources à jour, tirées de sources crédibles, qui fournissent des renseignements détaillés mais concis sur les effets secondaires et interactions médicamenteuses potentiellement associés aux médicaments couramment prescrits.

Objectif : Nous cherchons à déterminer si une intervention inspirée des commentaires des médecins et des patients de la province peut inciter plus de personnes à prescrire et à recevoir ces médicaments essentiels.

Méthodologie : Pour atteindre cet objectif, nous avons conçu une intervention ciblant les problèmes soulevés. Nous avons élaboré des ressources pédagogiques, des outils d’aide à la décision clinique ainsi que des stratégies visant à favoriser les échanges et la rétroaction au sein des équipes soignantes. Nous avons également planifié des réunions mensuelles en ligne pour discuter de cas réels et créé du matériel éducatif destiné aux patients. Nous allons déployer ces outils progressivement dans les unités de néphrologie de l’ensemble de la province et évaluer leur impact sur les taux de prescription au fil du temps.

Résultats attendus : Grâce à notre intervention, nous estimons pouvoir accroître d'au moins 10 % le nombre d'ordonnances de ces médicaments.

Participation des patients : Des patients partenaires ont été mis à contribution dès le début du projet; ils nous ont fourni leurs commentaires sur les ressources destinées aux patients pour s’assurer qu’elles sont claires, pertinentes et utiles.

Pertinence pour les patients ou la collectivité : Notre objectif est d'optimiser les soins prodigués aux personnes atteintes de diabète et d’une MRC en facilitant leur accès à des traitements éprouvés, ce qui permettra finalement de réduire leur risque d'insuffisance rénale et de maladies cardiovasculaires.