Semaine nationale du don d’organes et de tissus (SNDOT)
Du 19 au 25 avril, la Semaine nationale du don d’organes et de tissus offre un temps d’arrêt pour réfléchir à l’importance d’un geste profondément humain : donner une partie de soi pour offrir la vie.
En plus de son objectif de sensibilisation, cette semaine encourage les conversations essentielles et rappelle que derrière chaque don, il y a une histoire, une famille… et un espoir renouvelé.
Le récit touchant d’un donneur vivant
M. Sylvain Bourque fait partie de ces donneurs vivants ayant posé un geste bouleversant de générosité. Animé par l’amour familial, il a choisi de donner un rein de son vivant à sa nièce, lui offrant ainsi une véritable seconde chance.
« Il y a plus d’un an, j’ai pris la décision de faire une différence dans sa vie, tout simplement parce c’était possible. Nous étions compatibles. »
Geneviève a dû composer avec la maladie rénale dès son jeune âge. Elle a entre autres subi une première greffe reçue de son père il y a dix ans. Puis, il y a quelques années, elle s’est retrouvée en dialyse, avec des traitements particulièrement exigeants (7 jours/semaine, 9h/jour). Pour finalement recevoir une seconde greffe le 8 octobre 2025. Cette fois, c’est le rein de son oncle Sylvain qui lui a permis de retrouver une nouvelle qualité de vie.
Soutenu par sa conjointe, ses enfants et sa grande famille, ce choix a été une évidence pour Sylvain. Aujourd’hui, il témoigne du bonheur d’avoir posé ce geste profondément humain.
« Du jour au lendemain, les résultats ont été incroyables. Sa fonction rénale est aujourd’hui pratiquement dans la normale, autour de 65. Avant la greffe, elle dépassait les 600 [1]. Pour ma part, pratiquement rien de différent, mises à part la fierté et la joie de revoir ma nièce rayonnante et en santé. La vie a repris sa place. Ensemble, nous pouvons encore et toujours accomplir de petits miracles. Vive la vie! » souligne-t-il avec émotion.
L’histoire de Sylvain rappelle une chose essentielle : le don d’organes n’est pas un concept abstrait, c’est un geste vital qui redonne des années de vie à un humain et qui rend possibles des projets d’avenir.
Le don d’organes au Canada : des chiffres qui parlent [2] :
Au 31 décembre 2024, 3 212 transplantations d’organes ont eu lieu au pays, dont 82% provenant de donneurs décédés et seulement 18% de donneurs vivants.
Plus de 4 000 canadiens étaient toujours en attente d’une transplantation.
De ce nombre, 72% étaient en attente d’une greffe rénale.
Ces chiffres nous ramènent à une réalité incontournable : chaque donneur compte. Un seul donneur peut sauver jusqu’à huit vies, et améliorer de façon significative la qualité de vie de plusieurs autres personnes grâce au don de tissus[3].
Pourquoi il faut continuer d’en parler
Malgré des progrès notables en matière de don d’organes, les listes d’attente pour une greffe demeurent longues partout au pays. Malheureusement, certaines personnes décèdent avant de pouvoir recevoir l’organe dont elles avaient besoin.
Dans ce contexte, le don d’organes de personnes vivantes joue un rôle essentiel. Il permet non seulement de réduire les délais d’attente pour une greffe, mais aussi d’offrir aux personnes receveuses de meilleures chances de succès et une récupération plus rapide. Le don vivant, lorsqu’il est possible, représente une option sécuritaire et porteuse de sens, qui peut transformer et même sauver des vies.
Il est important de se rappeler que la majorité des dons, et surtout ceux après le décès, ne peuvent avoir lieu que si la volonté du donneur est claire et connue de ses proches, un élément déterminant qui peut permettre à un don de se concrétiser.
Votre rôle dans tout ça?
Le don d’organes et de tissus, ce n’est pas seulement un enjeu médical : c’est un engagement collectif. En cette Semaine nationale du don d’organes et de tissus, prenez le temps de vous informer, de discuter avec vos proches et de réfléchir à l’héritage de vie que vous souhaitez laisser, de votre vivant ou après votre décès.
Trois étapes simples pour commencer:
Je m’informe sur le don vivant;
Je m’inscris au registre de consentement pour un don posthume;
Je parle de mes volontés avec ma famille;
Comme l’a démontré Sylvain, donner, c’est bien plus qu’un geste : c’est un message de vie et d’espoir.
[1] Niveau de créatinine en µmol/L
[2] Statistiques sommaires relatives aux transplantations, aux listes d’attente et aux donneurs | ICIS. Consulté le 5 février 2026.
[3] Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval, 2026 (Statistiques IUCPQ)