La sensibilisation à la santé rénale s'améliore
Les résultats d'un sondage sont encourageants, mais les lacunes en matière de connaissances continuent d'exposer la population canadienne à des risques.
L'amélioration de la sensibilisation aux maladies rénales est encourageante, mais les résultats d'un nouveau sondage Ipsos réalisé pour le compte de La Fondation canadienne du rein mettent en évidence une lacune majeure dans les connaissances concernant les risques d’être atteint d’une maladie rénale chronique, l'une des néphropathies les plus courantes et les moins bien reconnues.
Le sondage révèle que 50 % des Canadiens connaissent l’existence des maladies rénales, ce qui représente une progression de cinq points par rapport au dernier sondage réalisé en 2024. Toutefois, près de la moitié des Canadiens (47 %) ignorent s’ils sont exposés au risque d’être atteints d’une maladie rénale.
« Ces résultats sont encourageants du fait que la sensibilisation s’améliore, mais ils révèlent également une réalité préoccupante : trop de Canadiens ne comprennent toujours pas leur niveau de risque », explique Elizabeth Myles, directrice générale nationale de La Fondation canadienne du rein. « Les maladies rénales se développent souvent de manière silencieuse, avec peu de symptômes à leurs débuts. Lorsque les gens ne savent pas qu’ils sont à risque, les occasions de dépistage et d’intervention précoces peuvent être ratées. »
En aidant les gens à mieux comprendre leur santé rénale, en améliorant l'accès aux soins et au soutien, et en faisant progresser la recherche afin de permettre une meilleure prévention, un dépistage plus précoce et des traitements plus efficaces, La Fondation du rein vise à changer le cours des maladies rénales au Canada.
Le sondage Ipsos a révélé que seulement 10 % des personnes interrogées estiment être exposées au risque de développer une maladie rénale, tandis que près de la moitié d'entre elles restent incertaines.
« L’une des conclusions les plus préoccupantes de ce sondage est que le manque de sensibilisation des Canadiens à leur propre risque reste très élevé », ajoute Mme Myles. « Des millions de Canadiens présentent des facteurs de risque connus de maladie rénale, tels que le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies cardiovasculaires. Si les Canadiens ne savent pas s’ils sont à risque, ils sont moins enclins à poser des questions, à se faire dépister ou à prendre des mesures pour protéger leur santé rénale. »
Les Canadiens peuvent en savoir plus sur leur risque de maladie rénale en prenant quelques minutes pour répondre aux questions de l’outil d’évaluation des risques.
Alors que 63 % des Canadiens savent que les reins filtrent les toxines présentes dans le sang, ils sont bien moins nombreux à comprendre les causes, les signes avant-coureurs et les conséquences à long terme d’une maladie rénale. Seuls 5 % mentionnent des indices possibles d’une maladie rénale, tandis que 17 % identifient des signes tels qu’une diminution de la fonction rénale. À peine 10 % reconnaissent qu’une maladie rénale peut être grave, voire mortelle.
La Fondation canadienne du rein estime que ces résultats démontrent pourquoi il est essentiel de continuer à investir dans la sensibilisation du public, le soutien aux patients, la défense de leurs intérêts et la recherche.
« La sensibilisation est la première étape, mais elle ne suffit pas à elle seule », souligne Mme Myles. « Notre objectif est de veiller à ce que les Canadiens disposent des connaissances, du soutien et des soins dont ils ont besoin pour agir plus tôt et adopter de saines habitudes de vie. C’est ainsi que nous changerons le cours des maladies rénales au Canada »
À propos du sondage
Voilà les résultats d’un sondage Ipsos mené pour le compte de La Fondation canadienne du rein. Le travail de terrain a été mené du 9 mai au 1er juin 2026. Un total de n = 1 001 Canadiens de 18 ans et plus, recrutés par l’entremise du panel d’Ipsos, ont répondu au sondage. Des quotas et des pondérations ont été utilisés pour faire en sorte que la composition de l’échantillon reflète celle de la population canadienne selon les paramètres du recensement. Ce sondage comporte un intervalle de crédibilité de +/- 3,8 %, 19 fois sur 20, par rapport aux résultats qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens de 18 ans et plus avaient été sondés.