Marketing et étiquetage des aliments
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Marketing et étiquetage des aliments

  • Enfant prenant un goûter en regardant la télévision
    La commercialisation d'aliments malsains est omniprésente et vise souvent les populations vulnérables, notamment les enfants et les communautés à faible revenu.

Cette publicité généralisée, associée à un étiquetage alimentaire insuffisant, rend difficile aux consommateurs de faire des choix éclairés concernant leur santé.

En limitant la commercialisation d'aliments malsains et en introduisant un étiquetage alimentaire plus détaillé et transparent, nous pouvons donner aux individus les moyens de prendre des décisions plus saines et de réduire les taux croissants de maladies liées à l'alimentation, telles que le diabète et l'hypertension, deux facteurs de risque bien connus pour les maladies rénales.

Cliquez sur l'un des boutons ci-dessous pour accéder à la campagne de plaidoyer.

Arrêt du marketing qui s'adresse aux enfants

Les taux d'obésité chez les enfants au Canada sont historiquement élevés.1 On associe l’obésité à l’apparition de maladies chroniques, dont l’insuffisance rénale. On estime qu’au Canada, l’embonpoint et l’obésité coûtent au système de santé et à l’économie 30 milliards de dollars par année2, et les maladies chroniques, environ 93 milliards de dollars par année3.

Nous appuyons les recommandations voulant que le gouvernement fédéral entreprenne immédiatement un processus législatif visant à restreindre toute activité de marketing relative à des aliments et boissons riches en gras saturés, en acides gras trans, en glucides rapides ou en sodium, et destinée à des enfants de moins de 13 ans, et que, dans l'intervalle, l'industrie alimentaire cesse immédiatement tout marketing de ces aliments auprès des enfants.


1. Shields M. Overweight and obesity among children and youth. Statistics Canada catalogue no. 82-003; 2006.

2. Behan DF, Cox SH. Obesity and its relation to mortality and morbidity costs. The Society of Actuaries. December 2010.

3. Mirolla M. The cost of chronic disease in Canada. A study prepared for the Chronic Disease Prevention Alliance of Canada. January 2004.

Taxe d'accise sur les boissons sucrées

La consommation excessive de boissons sucrées est un facteur de risque majeur pour l’excès de poids et les maladies chroniques qui en résultent, comme le diabète de type 2, les cardiopathies, l’hypertension artérielle, les AVC, l’insuffisance rénale chronique et certains cancers.

Une taxe d'accise sur les entreprises produisant des boissons sucrées contribuerait grandement à réduire les décès, les invalidités et les coûts des soins de santé. De plus en plus de données probantes recueillies à l’échelle internationale viennent étayer les avantages pour la santé et les avantages économiques d'une taxe sur les boissons sucrées. Selon une étude intitulée « The Health and Economic Impact of a Tax on Sugary Drinks in Canada »1, une taxe d’accise de 20 % imposée au cours des 25 prochaines aux fabricants de boissons sucrées sauvera plus de 13 000 vies, représentera une économie de 11,5 milliards de dollars en soins de santé et préviendra :

  • plus de 600 000 cas d’obésité et près de 100 000 cas d’embonpoint chez les adultes canadiens à l’échelon national

  • jusqu’à 200 000 cas de diabète de type 2

  • plus de 60 000 cas de cardiopathie ischémique

  • plus de 20 000 cas de cancer

  • plus de 8 000 AVC.

Dans le cadre d'une approche globale visant à favoriser l’atteinte du poids santé, nous appuyons les recommandations suivantes des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux :

  • introduire une taxe dans leurs juridictions respectives sur les boissons sucrées

  • utiliser une partie des revenus provenant de cette taxe pour promouvoir des initiatives axées sur des habitudes de vie saines.

Si la mise en place d'une taxe sur les boissons sucrées vous tient à cœur, écrivez à votre député local. Vous trouverez l’adresse postale de votre député au Députés actuels - Députés - Chambre des communes du Canada


1. Jones A.C., Veerman J.L., Hammond D. The Health and Economic Impact of a Tax on Sugary Drinks in Canada (Summary). January 2017.

Inclusion du phosphore dans l’étiquetage nutritionnel

Le gouvernement du Canada a mis à jour les exigences en matière d’étiquetage nutritionnel pour le sodium et le potassium, offrant ainsi aux Canadiens atteints de maladie rénale chronique de meilleurs outils pour faire des choix alimentaires éclairés. Nous recommandons fortement d’inclure également le phosphore dans le tableau de la valeur nutritive afin d’aider les personnes vivant avec une MRC à mieux gérer leur santé.

Pourquoi est-il si important d'inclure le phosphore dans l’étiquetage nutritionnel?

Example of a Nutrition Facts label

L’une des fonctions des reins est de débarrasser le sang de son excès de phosphore et de l’éliminer par l’urine. Une certaine quantité de phosphore est requise, mais chez une personne souffrant d’une maladie rénale chronique, un excès de phosphore dans le sang pendant une trop longue période peut affaiblir ses os et entraîner une accumulation de minéraux, entre autres dans le cœur, les vaisseaux sanguins, les poumons, la peau et les articulations. De fortes quantités de phosphore dans le sang sont également étroitement liées aux affections et événements cardiovasculaires et même à la mort.1

L’une des meilleures façons de contrôler l’accumulation de phosphore dans le sang consiste à suivre un régime à faible teneur en phosphore, selon les indications d’une diététiste.

À l'heure actuelle, on conseille aux patients atteints d’insuffisance rénale d’éviter tous les aliments contenant des additifs phosphatés, car on ne dispose d’aucune information sur leur teneur en phosphates. C’est inutilement restrictif et fastidieux. Bien que les patients puissent éviter les aliments naturellement riches en phosphore, il est beaucoup plus difficile d'éviter les additifs contenant du phosphore. Les additifs au phosphore sont utilisés dans divers produits alimentaires, dont le pain, les céréales, les produits laitiers, les pâtes alimentaires, les viandes, les fruits de mer ainsi que les fruits et légumes en conserve2, afin d'améliorer leur apparence, leur texture et leur durée de conservation.3 S’il est avisé de commencer par vérifier, dans la liste des ingrédients, la présence d’additifs au phosphore, il n’en demeure pas moins que cette liste ne nous indique pas combien de phosphore se trouve dans un produit alimentaire.

L’omission du phosphore dans le tableau de la valeur nutritive des aliments empêche les patients de gérer efficacement leur insuffisance rénale et les expose à un risque inutile de complications médicales graves, voire à la mort.

Nous remercions Emily Robins, stagiaire en diététique à l’Hôpital Grand River à Kitchener, en Ontario, pour son aide dans la préparation de cette information.


1. Leon, J., Sullivan, C. et Sehgal, A. (2013). The prevalence of phosphorus containing food additives in top selling foods in grocery stores (La prévalence des additifs alimentaires contenant du phosphore dans les aliments les plus vendus dans les épiceries). Journal of Renal Nutrition. 23(4), 265-270. doi : 10.1053/j.jrn.2012.12.003
2. Conseil international des additifs alimentaires. (2015). Phosphates.
3. Benini, O., D'Alessandro, C., Gianfaldoni, D., & Cupisti, A. (2011). Extra phosphate load from food additives in commonly eaten foods : a real and insidious danger for renal patients. Journal of Renal Nutrition. 21(4), 303-308. doi:10.1053/j.jrn.2010.06.021